Le Blog du Deg

Plâtre, relations interpersonnelles et destructions

29 août 2008

Hier

Lui, au téléphone
- On peut se voir cet après-midi ?
Moi, au téléphone
- Oui
...
Lui, à son bureau
- Alors voilà, je sais que c'est un peu difficile mais ... Nous ne renouvellerons pas ton contrat.
Moi (en aparte)
- YES YES YES YES YES !!!
Moi, à Lui
- Très bien, merci de me prévenir en avance. Je souhaitais vous rencontrer pour en discuter car je ne souhaitais pas continuer non plus.
(etc.)

Je vais changer de taff mi-octobre. C'est trop cool. Je vais faire soit dans l'étude, soit dans la conception-rédaction et si ça ne marche pas, direction l'Australie.

Des questions ?

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17 juin 2008

Salut les gars !

Paix et félicité à tous mes lecteurs (vous 4).

Ça fait un mois et demi que je n'ai pas posté un mot. Je ne vais pas m'étendre.

D'abord dans quel étage j'erre :
J'ai la peau des mains qui se barre à toute beurzingue, le stress probablement. Pas l'excitation, c'est sûr.
Je suis plus ou moins fatigué mais j'essaie de limiter la casse. Chaque jour commence par "je dois vraiment me mettre au sport" et il m'est arrivé de péter un cable récemment.
Heureusement, je me dis aussi plusieurs fois par jour qu'après tout, ce n'est pas le boulot de ma vie, ce qui me permet de relativiser.

Où cours-je :
J'ai des velléités de "krrréâââ". Alors je vais essayer avec un teupo de faire un book et d'aller nous vendre dans des agences. Perso je graphe pas, donc je cause, j'écris et "Ma femelle lave plus blanc".
Je persiste à me dire que je m'y ferais moinche. Mais, peut-être l'été aidant, j'ai très envie d'aller habiter ailleurs, où il fait beau et chaud et pareil pour l'eau.

L'eusses-tu cru :
Je veux des vacances aux Antilles. Je sens que ça va se faire mi-octobre-début-novembre.

Gelly:
La Case de l'Oncle Tom (Harriet Beecher-Stowe): il faut le lire, c'est affligeant. Tous les clichés s'y trouvent à commencer par "toi y'en a bon neg' ". Mon édition date en plus de 1960, bibliothèque rose, et est bourrée de fautes. Bref, je me suis bien poilé et j'ai envie de lire des trucs sérieux sur l'esclavage.
La Bonté, Mode d'Emploi (Nick Hornby): au début c'est chiant et ça pue le bobo. Si on examine la forme, ça pue le bobo tout du long. MAIS c'est bien tourné et l'histoire part complètement en vrille, ce qui fait bien rire.
De là à le conseiller, pourquoi pas : ça remplacera très avantageusement un paulo couillot ou un nana kavalpa.

Je coûte:
Rien. Amy Whinehouse de temps en temps et encore. Mais il y a Rock en Seine et Rage Against The Machine en août. Et je vais faire en sorte de jumper bien fort.

Faites moi rêver et racontez moi vos vacances.

Sobrement,

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30 avril 2008

Vives les weekends prolongés de mai, à bas la pénitence

Ce weekend, je pars. Ce soir en fait. Je vais voir ma grand-mère et me mettre au vert (un peu).
C'est cool. Mais je suis une grosse feignasse : alors même que je bosse encore, je ne fais pas grand-chose, ou du moins j'ai juste envie de ne plus y être, de profiter du soleil, de l'air frais de ma mer, et tout.

Je n'ai pas vu la mer depuis un bail. Je ne sais même plus quand. Si, vaguement à Pornic, mais ce n'était pas MA mer. Ma mer à moi c'est un peu d'eau dans une baie peu profonde, où les vents ne soufflent pas souvent très fort. Il y fait fraîchouille mais elle est bordée de grandes plages où viennent squatter les parisiens l'été. Des bonnes familles à La Baule, et des mauvaises familles au Pouliguen et à Pornichet.

Ma mer à moi commence au Pouliguen. Une grande baraque qui sent un peu l'humide quand on y va au Printemps, où le sable traine d'un été à l'autre, soigneusement ramené petit tas par petit tas par les moutards de la famille. On y piquait les jeux oubliés par untel, on y oubliait les siens et ne les revoyait que pouic. Et puis la journée, même si on s'emmerdait sec, on allait le faire sur la plage, sans les adultes. Bref. J'espère quand même malgré les arrangements d'héritages qui se sont noués, que je pourrai un jour faire de ma mer celle de mes moutards à moi...

En attendant, je souris, c'est (presque) l'été (clic-clac Kodak).

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22 avril 2008

L'histoire sans fin

"Bon, qu'est-ce qu'on peut faire pour optimiser ton travail ? "
"Peut-être que tu pourrais mieux t'organiser en utilisant Aotlouque ? "

"C'est vraiment une expérience intéressante, [...] c'est un métier qui me plaît "
"Bien sûr, je vais m'empresser d'utiliser Aotlouque "

Ça y est: Je me dégoûte. Reste le plâtre.

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25 mars 2008

All inclusive

Je viens de descendre un paquet de schtroumpfs. j'ai un peu mal au cœur mais la satisfaction de m'être envoyé frénétiquement des morceaux de caoutchouc mous dans la bouche. Il est assez tôt et je n'ai pas envie de faire grand chose. J'ai déjà passé suffisamment de temps sur Facebook.

Je ne vais pas partir bien tard. Prendre le tromé et rentrer à la casbah. pour continuer à ne rien faire. J'espère qu'il y aura encore Naruto ou Nana à la télé. C'est pas ce soir que je vais bouquiner ...

Comme ça fait des jours, des semaines, des mois en fait qu'on passe notre temps à bouffer-picoler avec Bichette, on va peut-être réussir à se donner bonne conscience et à bouffer de la soupe en tétrapak. Heureusement que les beaux jours arrivent : on va pouvoir recommencer à offrir de magnifiques marges sur les salades aux distributeurs.

Juste pour le plaisir du vice, le calcul : achat de la salade au producteur = 10cts. Revente de la salade au consommateur final = 1,75€. Admettons que ma salade coûte plus en transport que son prix d'achat, ne serait-ce que 5 fois plus, soit 50cts. On obtient : 50+10 = 60cts. +20% de TVA = 60x1,20= 72cts. Les gens autour, le coût de l'exposition en grande surface ramené à ma salade : 72+50 = 1,22€
53cts de marge par salade. Et je n'y connais rien. Je suspecte fortement les coûts d'être bien inférieurs.

C'est un peu gerbant parce que ça fait crever les paysans, mais elle sera super-bonne ma salade cet été. Surtout avec du thon teriaki ! Des bons aliments, bien sains ! Peut-être que le commerce équitable devrait commencer en France.

Je commence à sombrer dans la boboïsation. C'est probablement que je n'ai plus grand chose à dire. Chaque jour je m'épate un peu plus d'évidences. Je ne sais pas si c'est le manque d'activité intellectuelle, mes positions gauchisantes ou mon déclin naturel qui commence, mes neurones qui claquent comme de vieilles ampoules par milliers. Je me révolte doucement dans mon salon et s'il y avait un napperon sur la télé je le remettrais en place. Je ne voyage toujours pas, je m'en fais toujours pour un oui ou un non sans chercher à vivre au présent, sauf lorsque je vais me bourrer la gueule au restau avec les copains. Attention, on n'est pas des alcos : on picole que du moyen, pas du mauvais.

Tout ça je le détestais petit et ado. Je le méprise plus ou moins aujourd'hui mais j'y trouve un certain confort. La médiocrité est confortable. "Par rapport à qui ? Qui te trouve médiocre ?" Personne. Moi. Mes vieilles aspirations. Mes vieilles ambitions qui reviennent user ce qui reste à user.

Comme je n'ai plus rien à dire, plus rien à révolter, comme plus grand chose ne me révolte, je n'ai plus grand chose à écrire qui ne soit pas banal. C'est ce que je déteste le plus. " Ouh la la, je détesteu dreulement êtreu banal ! La banalité, c'est nuuuuuul ! "

Paradoxalement j'en arrive à trouver ridicule de chercher des choses contre lesquelles s'élever. J'accepte. Mes ambitions veulent détester pour exister. Je regrette juste de ne plus en avoir.

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20 mars 2008

Rions un pneu

 

 

Un peu de bonheur en boîte.

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14 mars 2008

Que croyez-vous ?

Que j'allais vous laisser tranquille ?! Que je ne viendrais pas vous emmerder avec mes spleens à deux balles ?! Que j'allais écrire sur tout le bonheur du monde, que ça au moins ça serait original ? Non. Je n'ai pas cette originalité là. D'ailleurs, de l'originalité j'en ai de moins en moins. Plus vraiment de conviction non plus. Vaguement de gauche, toujours à rêver encore et encore de trucs impossibles. Le bonheur sur terre: même pas. Juste le mien. Sans rien savoir vraiment de comment l'atteindre. Ce serait quoi mon bonheur ? Ne pas être emmerdé, ne pas devoir rendre de compte, qu'on m'aime quand même, avoir du blé, un chat, un appartement décent. La décence, ça, je m'y connais moins bien. D'aucuns diraient que je ne le suis pas, à me plaindre tout le temps alors que ma vie n'est pas désagréable, alors même que je n'ai pas fait grand chose pour la mériter. Mais bon. Je suis insatisfait. Je voulais, voudrais encore être une star, un reconnu. Pas pour l'argent, je suis encore suffisamment romantique (trop). Pour me sentir chez moi. Partout. Pour vaincre ce qui me pousse à craindre les gens, tous.

J'ai rêvé bizarrement cette nuit. C'est peut-être le printemps qui revient. J'étais sur la terrasse de la baraque de ma grand-mère, au Pouliguen. Une belle baraque, "front de mer", deux étages et un rez-de-chaussée. Sur la terrasse, au deuxième avec mon paternel, et la marée était très haute, si haute qu'il y avait la mer jusqu'à la terrasse. Et je disais à mon père que ça tombait bien, parce que j'avais toujours rêvé de plonger de cette terrasse. La terrasse faut que je vous la remette : elle est grande, carrée, et il y a une pièce avec des grandes baies vitrées en long. Quand on y dort, on se fait réveiller par le soleil, plein la gueule, dès potron-minet. On y entend rien que la mer et les gamins. Et là mon père me dit que j'en rêvais de me jeter - et c'était vrai - pour le punir de n'être pas resté avec ma mère.

Comme c'est un rêve, je ne peux pas engueuler mon père, lui dire que ce sont des conneries. Mon père dans mon rêve, c'est forcément une partie de moi dans le réel. Alors je me suis fait une révélation ? Peut-être. C'est d'autant plus curieux que je dois voir mon père d'ici peu. J'avais prévu de lui déballer mon sac, de lui raconter ma vie parce qu'il ne l'avait jamais entendue. Contrairement à vous, presque tous. Alors quoi ? Je vais lui raconter ça aussi ? Je pense. Mais tout ce ressentiment qui me bouffe depuis des années, ça serait ma faute à moi ? Je me prépare depuis longtemps à lui en mettre plein la gueule et d'un coup, je me rends compte qu'il n'y a joué qu'un rôle mineur ? Je crois quand même qu'il faut que je lui dise.

Mais si je n'ai plus de haine, qu'est-ce qui va me pousser ? La nécessité ? L'ambition personnelle ? Je parle à des gens qui m'ont connu il y a longtemps, qui me trouvent plus sympa, plus gentil, qui se dise qu'en vieillissant, j'ai changé, je me suis modéré. Ils se disent que je suis intelligent et que j'ai de l'ambition. C'est faux. Mon ambition d'autrefois s'est évaporée, peu à peu, avec mes problèmes. Je voulais monter, haut, pour me venger, pour leur montrer, à mon père, ma mère, à tous, ce dont j'étais capable. Ça me sert à quoi maintenant ? Je n'en veux plus à grand monde, je n'ai plus vraiment d'ambition, je ne sais plus vraiment de quoi je suis capable et j'ai juste peur de merdouiller toute ma vie. Fini la haine, place à la peur : être père, faire vivre une famille, donner l'exemple ... Avec toujours mes névroses : faire moins bien que les autres. Moins d'argent, gagné ou pas, moins de "respectabilité" ...

Vous imaginez : je pense encore au plâtre. A mon sens, mieux vaut être chef d'une petite entreprise qui marche que bosser pour des bœufs qui vont vous dire que le client a raison, que ce bleu est vraiment trop "vibrant", en gagnant à peine de quoi vivre.

Le travail, je ne m'y fais pas. J'oublie toujours un truc, un machin. Ça fait pas crédible. C'est pas comme ça que je vais gagner plus. On n'est pas tous égaux devant la mémoire. Je me souviens de tas de choses, mais je n'en suis jamais sûr. Pourtant à la Wii je me démerde bien !

Je veux gagner contre tout ça. Je ne sais pas trop comment faire. Faut que je me force. Encore.

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07 mars 2008

Les racisses c'est mal

Et c'est con aussi. On nous en parlait beaucoup à l'école. Alors évidemment, on a tendance à se dire que tout le monde le sait. A fortiori les gens de nos générations - enfin la mienne - celle qui a vu sa prime enfance bercée par les manifs de Touche Pas à Mon Pote, qui trouvait trop cool l'autocollant (on ne parlait pas encore de "stickers") avec la main de Pif (un méchant communiste mangeur d'enfant) et qui a toujours vu Le Pen caricaturé partout (avec raison).

Aujourd'hui, je caricature les racisses régulièrement avec Bichette. On rigole bien parce que les comiques n'ont plus vraiment le droit de le faire. Sinon on dit qu'ils "sont de mauvais goût". C'est paradoxal.

Mais il y a peu, j'ai eu peur. Un ami m'a fait quelques réflexions peu fines et clairement racistes. C'est un ami, un vrai que je connais depuis longtemps. Pire, il a voulu les faire passer pour de l'humour. Je ne pense pas être lourd au point de ne pas comprendre le second degré. Mais bon. Est-ce moins un ami ? Je ne pense pas. Est-ce que ça me gêne ? Oui, résolument. Mais change-t-on les gens ?

En toute courtoisie bien sûr ...

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29 février 2008

Nervement

Bon, là, ça peut plus durer. Y'en a marre. Je vais voir les Stereophonics ce soir. Tant mieux. Pays de Galles, évocations de pub et de bière britiche. Mais alors ça m'énerve ... Mais ça m'énerve ... Voilà l'insupportable : figurez vous que normalement j'avais offert ces places à mon frère, l'Ant'. Ah ça, je n'en avais quasi jamais parlé de mon frère. Eh bien il a 15 ans depuis octobre, il est grand, beau, intelligent (tout plus que moi) et d'une humilité qui me laisse pantois. L'horreur. La concurrence. Mais en fait, justement, y'en a pas, de concurrence. Alors que reste-t-il ? De la fierté, pardi ! Mais là où le bât blesse, c'est que les Stereophonics on devait y aller ensemble, et jumper le plus haut possible dans la fosse. Un peu sappés, un peu frime, un peu nerd. Et puis non. Mes parents ont estimé qu'il  est encore trop jeune pour ces choses.

Allons, quoi ?! Va falloir attendre encore un ou deux ans pour jumper ?! J'aurai peut-être plus la santé, moi ! Plus l'envie ! J'aurai peut-être des gosses, du sérieux et de la morale à revendre ! Une calvitie ! Pris du poids ! Vous me voyez avec une bedaine sappé propre en train d'essayer de faire un stage jump et me faire rembarrer par les gars de la sécu(rité) ?! J'aurais l'air de quoi ?! Et puis y'aura tous ces jeunes qui voudront pogoter, je vais prendre des gnons !

Merdrrre ! En  attendant, heureusement, Bichette vient. Tant mieux, j'aurais eu l'air d'un con tout seul à jumper ...

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20 février 2008

Cuir et caoutchouc

Depuis trois jours, je mets mes belles chaussures. Elles sont en cuir marron-fauve, à lacets et avec des motifs au boût. Il y a 3 types de personnes : ceux qui ont des semelles cuir, ceux qui ont des semelles caoutchouc et enfin ceux qui ont des semelles cuir et qui les renforcent par un morceau de caoutchouc pour éviter de les user trop vite. Avoir des semelles en caoutchouc et mettre un renfort en cuir ne me semble pas être une pratique très répandue. Je fais partie de la première catégorie, même si je n'en ai pas les moyens. C'est mal. D'aucun diront que je suis un frimeur. Non. Enfin si, un peu, mais vraiment un tout petit peu. Un minuscule peu. D'autres le sont un gigantesque peu.

En réalité, si j'aime ma semelle en cuir, c'est avant tout parce qu'elle glisse. Glissades sur les parquets, sur le marbre (dans les cimetierres) ... Le cuir, c'est cool (et le thon, c'est bon). "Mais tu dois les user très rapidement ! ", "tu es fou ! ", "mon dieu, tout ces biftons foutus en l'air " ... Oui, mais je glisse. Et comme chacun sait, la glisse, c'est cool (sauf dans les salles de bain). Et puis ce n'est pas si compliqué : il suffit d'éviter les flaques, les gouttes et tout. Je prends le métro. Direct de chez oim à mon taff. Ca vous la coupe, hein ?

Evidemment, certains diront qu'il faut avoir connu les grands parquets cirés, ou les salons en marbre pour connaître ce plaisir. Eh bien non : nos gens de maison aussi. Le plaisir de la semelle cuir n'est donc pas réservé à une certaine élite. Ni même à une élite certaine.

Assez dégoisé. J'ai du travail.

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